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Camille de MALARET fut la première enfant du ménage formé par Nathalie de
SEGUR et le comte Paul de MALARET
Elle
naquit à Rome le 26 Février 1848 et
sa soeur Madeleine à Toulouse le 25 Novembre 1849. Madeleine ne se mariera pas, mais Camille a épousé le 13 Mai 1868 Léon
LADUREAU de BELOT à la Mairie du 2e arrondissement de Paris et le mariage
religieux a lieu le lendemain. Camille avait un enfant qui aurait dû, lui
apporter quelque bonheur : cet enfant était Paul LADUREAU de BELOT né à Paris
le 3 Mars 1869 mais il était de santé délicate. Camille était, de plus,
atteinte du mal terrible que l'on ne savait pas guérir alors et qui désolait
les familles, la
phtisie, et elle meurt à Paris le 8 Février 1883 à 34 ans, de la même
maladie que celle qui avait frappé sa tante Sabine de SEGUR et sa grand tante
Lise ROSTOPCHINE. Elle fut inhumée à Verfeil au cimetière de Saint-Sernin des Rais et elle
devait y être rejointe, au bout de quatre ans, par son fils unique : Paul
de BELOT décédé à Toulouse le 4
Décembre 1887 à l'âge de 18 ans et demi. Madeleine de MALARET a vécu,
quant à elle, bien plus longtemps et elle n'est morte qu'à 81 ans, à
Toulouse, le 26 Septembre 1930 (elle habitait alors rue du Peyrou, cette rue
devenue depuis la rue Emile CARTAILHAC). Elle
y a mené une existence toute effacée, longtemps avec sa gouvernante Mlle
LARREY. Mais nous la suivons, patiente et tenace, sauvant
ce qui peut être sauvé
au milieu de grandes difficultés financières qui accablent la famille depuis
la chute de l'Empire et la perte de son emploi pour son père. Celui-ci, au
cours de sa faveur, a formé un beau projet : bâtir un grand château au sommet
de la butte qui couronne le magnifique domaine de MALARET, dans un emplacement
idéal tant par sa situation centrale que grâce à la vue exceptionnelle dont
on jouit en cet endroit. Mais le château, ébauché, ne sera jamais fini
puisque la fortune s'est retirée et si les murs extérieurs ont été terminés,
et s'il a un toit, ce n'est qu'un grand corps vide. La famille s'est donc repliée sur les anciennes
bâtisses, très vastes
d'ailleurs, avec leur prolongement formé
par une longue salle basse, au rez-de-chaussée,
avec véranda, qui va servir de salon. Les de
MALARET possédaient, antérieurement, à Toulouse le fameux hôtel
d'HAUTPOUL (avec son escalier remarquable) mais il a été vendu en 1862 . Et ce
ne sont donc que les appartements de Verfeil qui constituent le dernier refuge
pour un groupe encore nombreux. Grâce à des documents notariaux nous suivons les efforts patients de
Madeleine, aidée au début par son frère Gaston, pour sauver le domaine
familial. Leur père est mort le 23 Mai 1886 et comme, lors de son décès, il y
a dans la succession un mineur Paul LADUREAU de BELOT représentant sa mère,
Camille, et comme l'un de ses enfants, Louis, a un conseil judiciaire, les
complications financières sont nombreuses et il faut se résoudre à une vente
judiciaire. Cette vente a lieu le 20 Avril 1887 et le domaine est racheté en
commun par Gaston et Madeleine (frère et soeur) . Il
est déclaré qu' il a 123 hectares 87 ares et le prix obtenu a été de 250.000
francs. Peu à peu, d'ailleurs, par des reventes successives le domaine va
s'effriter et puis, pour terminer toute une série de règlements entre eux,
Gaston cède à sa soeur Madeleine toute sa part sur le domaine par acte de Me
CARCASSES, notaire à Verfeil du 31 août 1920. Madeleine tient à ce domaine qui lui fournit aussi ses ressources, mais
elle comprend qu'il faut déjà penser à sa succession et, en descendante d'une
grande famille, elle pense à le transmettre à un neveu qui porte le nom et ce
sera : SERGE de MALARET, fils de
Gaston qui
habite Paris et qui a une situation. Dès le mois d'Octobre 1920, elle lui cède
tout ce qui reste du domaine mais en conservant encore l'usufruit, ce qui doit
l'aider financièrement et lui permettre aussi de veiller sur les chères tombes
de la famille. Mais au bout de quelques années encore, elle comprend Cet aspect peu connu de la vie de Madeleine ne doit pas nous faire oublier
celui que tous ses biographes classiques célèbrent avec raison son existence
toute de dévouement d'abord auprès de sa grand-mère, puis de ses parents et
proches et aussi auprès de tous les malheureux de sa paroisse toulousaine.
Toute jeune elle était entrée dans la Société des Filles de Saint-François
de SALES qui mènent, sans costume et sans couvent, une vie toute de piété et
elle en était un membre exemplaire. Ainsi, sur tous les plans, "les Petites Filles Modèles" attirent
l'attention et la sympathie.
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