Château

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Le sort du château après RIQUET   

Nous donnons ici la chronologie des événements et des mutations qui ont concerné le château et aussi la commune de BONREPOS depuis la mort de RIQUET jusqu'à nos jours. Il est interressant de voir comment une grande famille évolue à son sujet, comment elle est amenée à s'en dessaisir par le jeu des successions et des partages, comment elle le reconquiert un moment grâce à une descendante dont le mari est riche et comte par surcroît, et comment enfin elle le perd définitivement faute de descendance.

1 - Après la mort de RIQUET, son fils aîné Mathieu, baron de Bonrepos fait achever les travaux de construction. Ce fils est conseiller au Parlement de Toulouse en 1664 et Président à Mortier en 1683.  Il meurt le 30 avril 1714. Il s'est marié trois fois : d'abord avec Claire de CAMBOLLAS puis avec Madeleine de BROGLIE (fille du Maréchal), enfin avec Marie Louise de MONTAIGNE, baronne de Puichéric et ce dernier mariage a été béni dans la chapelle du château en 1702.

 

2 - Un de ses fils du second lit : Jean Gabriel Amable de RIQUET, conseiller au Parlement, Procureur Général en 1752 hérite du château, il a épousé Marie Catherine Charlotte de MAUPEOU.

 

3 - De ce mariage est issue une fille : Dorothée Etiennette de RIQUET qui épouse 

Dorothée Riquet

en premières noces Antoine de MALARET de FONTBEAUZARD qui meurt quatre mois après ce mariage. Elle se remarie alors avec Jean Louis Auguste Emmanuel de CAMBON, membre du Parlement et des Jeux Floraux. Il est premier Président en 1788 et nous avons relaté dans un paragraphe de l’histoire générale de Verfeil comment pendant la Terreur, s'il réussit à se cacher et à échapper à la guillotine, c'est sa femme, seule découverte, qui périt à sa place.

 

4 - De ce mariage étaient issus plusieurs enfants dont Jean François Marie Auguste, marquis de CAMBON, député en 1824 et en même temps Maire de Bonrepos.

 

5 – Il était devenu seul propriétaire du château lors du partage de la succession de sa mère et de son frère Tressan Marie de CAMBON décédé. De son mariage avec Adèle HAURIE il avait eu une fille Marie Louise Victoire de CAMBON qui épouse Adolphe Eugène Anne Marquis de TAURIAC et meurt peu après laissant elle aussi une fille (voir No 6 ci-après)

 

6 - Le marquis de CAMBON (cf. le n° 4 ci-dessus) meurt le 9 Janvier 1836 laissant pour seule héritière sa petite-fille Marie Charlotte Adélaïde de TAURIAC représentant sa mère décédée - et qui est mineure.

 

7 - Mais entre temps et à cause de la minorité de ladite héritière, le château a été vendu aux enchères et sur licitation et adjugé au comte Joseph Salentin de SAINTENAC originaire de Pamiers, à une audience du Tribunal de Toulouse le 30 août 1836.

 

8 - Monsieur de SAINTENAC revend le château le 4 avril 1853 à MM.  Henri Louis Benoît COURTOIS et Paul Georges Louis Félix COURTOIS, banquiers à Toulouse.

 

9 - Les consorts COURTOIS revendent le château au comte de BERTIER et à son épouse née de TAURIAC le 13 Avril 1867 et le château revient donc à une descendante de RIQUET .

 

10 - Le comte de BERTIER et son épouse habitent au château où la comtesse meurt le 2 Décembre 1888 et son mari peu après 1900.

 

11 - Le château est alors attribué à leur fils François Marie Joseph Georges, comte de BERTIER lors d'un partage entre ce dernier et sa soeur Germaine Marie Louise de BERTIER épouse de CHAZELLES

Le comte de BERTIER habite le château et il est le Maire de Bonrepos.

 

12 - Il meurt à Bonrepos le 24 Novembre 1916 - et laisse sa soeur déjà nommée comme seule héritière.

 

13 - Celle-ci, devenue veuve, vend le château et le domaine en septembre 1931 à Mademoiselle FONVIEILLE, originaire de Béziers qui épouse peu après le docteur Henri MARCEILLAC, originaire de Verfeil.

Le Château 

en Guerre

 Courage et engagement du Dr. Marceillac

extrait de "Histoire et Mémoire : Eté 44 dans le Pays Girou, Tarn, Frontonnais" 

réalisé par Elérika Leroy à la demande du CBE Nord-Est Toulousain

elerika@wanadoo.fr 

Maire de Bonrepos-Riquet pendant l'occupation, collaborateur en apparence, résistant dans l'ombre..

Cet homme illustre le courage qu'il fallait à toutes ces personnes qui devaient vivre au quotidien avec les Allemands à proximité tout en utilisant cette situation au profit de la résistance.

Henri Marceillac avait été exproprié de son château et relégué dans les dépendances, pour laisser place au centre pour jeunes Français spécialisé dans la formation aux méthodes militaires SS.

Le docteur Marceillac se plaisait à entretenir sa réputation de « collaborateur notoire » , ceci lui permettait de se renseigner tranquillement sur les activités des Allemands, de les épier sans éveiller leurs soupçons.  En réalité, il était membre du réseau MORHANGE, basé près de Toulouse spécialisé dans le renseignement et l'élimination des agents au service des Nazis.

Ce double jeu aurait pu très mal finir, comme ce fut le cas pour d'autres membres du réseau Morhange, mais s'avérait essentiel pour l'action alliée contre les Nazis.

Le château de Bonrepos-Riquet était un lieu stratégique à surveiller en raison de ce centre de formation pour Waffen SS, fréquenté par de nombreux Français.

14 - Laissé en viager au Dr. MARCEILLAC par son épouse, après le décès du docteur, la famille FONVIEILLE, représentant l'épouse décédée sans enfants, vend  tout le domaine au Colonel et à Madame FOURNIER en 1953 .

 

Le Château est inscrit à l'inventaire 

des Monuments Historiques le 3 février 1999

 

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