|
L’histoire
avant RIQUET
BONREPOS
dépendait de la baronnie de Verfeil qui aait été donnée
à l'évêque de Toulouse après la victoire de Simon de
Montfort – le bourg faisait
partie autrefois de la paroisse de Saint-Jean de Mongagne (à
la limite de Verfeil) dont l'église fut brûlée par les
Huguenots en 1570 et 1593 - la commune ayant pris le nom du
domaine de Bonrepos. Des
hommages pour des fiefs de Bonrepos furent rendus à
l'archevêque de Toulouse et baron de Verfeil par Jean de
MARINHAC en 1402 et par Fernande de MARINHAC, sa fille en
1424. En 1453 on trouve Pierre BRULHET, puis Jean BRULHET,
capitoul en 1501, seigneur de Bonrepos en 1523. Au mois de Février
1565 la seigneurie de Bonrepos est vendue pour la somme de
1460 livres à Raymond de BERAIL, seigneur et baron de Belcastel. Bonrepos
dut ensuite appartenir aux DESPLATS seigneurs de Gragnague
mais on y trouve en 1644 les enfants de Jean de GUIOT qui était
seigneur de Preignan et de Bonrepos. L'arrivée
de RIQUET On a beaucoup discuté pour savoir si RIQUET tenait cette seigneurie de sa femme -(pour lui être présenté, il dût s'acquiter de la dette d'un de ses amis)- ou s'il l'avait achetée.
Des études précises ont établi qu'il l'avait achetée en 1651, pour le prix modique de 25 sols, dit-on, (sans que l'on sache exactement de quel vendeur) car dans un acte du 25 août 1652 : "noble seigneur Pierre Paul RIQUET déclare aux deux Consuls du lieu que depuis peu de temps, il est acquéreur de ladite place et seigneurie Il
y avait à ce moment-là un château - fort et des défenses
diverses. RIQUET signale dans ce document que la tour du
fort est en très mauvais état ainsi que les murailles et
que les fossés sont comblés et, invitant les Consuls à
les remettre en état, il leur indique que s'ils trouvent
cet effort trop onéreux, il offre de restaurer le fort et
"d'accueillir les habitants en cas de guerre" ce
qui donne une idée du climat incertain de l'époque. La
proposition est acceptée : RIQUET l'emporte et le ler
Octobre 1652 les consuls de Bonrepos "font délaissement
perpétuel au sieur RIQUET, seigneur justicier, de la tour
et du fort appartenant à la communauté". RIQUET
va ensuite transformer le tout et il est intéressant de
constater qu'à côté du domaine principal, il étend son
emprise sur des terres ou fermes voisines et il constitue
ainsi un ensemble immobilier important. Il
a établi, également, une forge aux environs du château et
comme pour rebâtir il faut aussi des briques, : en 1654
il passe un bail à besogne avec un tuilier de Saint-Jean
l'Herm pour refaire le four qui existait auparavant et quand
le four est prêt en Janvier 1655 il charge Arnaud DAURIAC,
tuilier de Lavalette, de faire les briques dont il aura
besoin "pour la construction de son château".
Comme il se rend compte de l'importance de l'oeuvre
entreprise, il prévoit une deuxième briqueterie dans la
vallée. Le
grand maître spécialiste de la reconstruction, à côté
évidemment de RIQUET qui ordonne tout, sera un maître maçon
de REVEL (ou RIQUET a des attaches anciennes) nommé Issac
ROUX qui fera venir de la pierre de la carrière de LESCOUT
(près de SOUAL - Tarn). C'est
là que RIQUET, qui y séjourne souvent, fera des expériences
sur les bassins et fera établir dans le grand parc des modèles
en réduction reproduisant les bassins réservoirs du Lampy
et de Saint-Ferréol. Ces « maquettes »
existent encore, quoique en partie ensablés, et mériteraient
d'être entretenues C'est
dans ce château encore que RIQUET rédigera la fameuse
lettre à COLBERT du 15 Novembre 1662 dans laquelle il
expose son projet de canal. Dans cette lettre il dit écrire
: "de ce village où il reçut il y a quelque temps
l'archevêque de Toulouse soit à cause que je luy suis
voisin et omager ou pour savoir de moy les moyens de faire
ce canal" RIQUET
prétend aussi écrire sur l'ordre de l'archevêque et le
paragraphe suivant contient ce texte amusant : "(Ma
relation) est icy incluse mais en assez mauvais ordre car
n'entendant ni grec ni latin et à peine sachant parler français,
il n'est pas possible que je m'explique sans bégayer -
aussi comme je les avais dites, ledit seigneur archevêque
m'a chargé d'en dresser une relation de vous
l'envoyer" RIQUET
conclut et souligne que le canal est faisable malgré les
difficultés et le coût car le bénéfice qu'on en retirera
pour les communications justifie la dépense. Chacun
connaît les efforts financiers qu'il dût faire pour mener
à bien l'oeuvre entreprise qui était gigantesque pour l'époque
et l'on sait aussi qu'il mourut sans l'avoir tout à fait
terminée car il mourut en 1680, six mois avant l'achèvement. Il
avait été fait baron de BONREPOS en 1674. |
|
Amis du Vieux Verfeil © 2001-2008 JCx webmaster@verfeil31.net |