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Les Institutions Communales La commune est administrée par un Conseil politique désigné annuellement par
les Conseiller A cette époque, Verfeil est ville maîtresse du Languedoc, c'est à dire qu'elle a le droit d'envoyer des délégués aux Etats Généraux du Languedoc qui se tenaient à Pezenas. C'est la Révolution qui la "rétrogradera" en chef lieu de canton, qui en ce temps là, s'il ne contenait pas Gragnague, englobait Teulat et Drémil- Laffage. A l'orée du 17e siècle, on peut considérer que les grands moments de
l'histoire de Verfeil sont terminés. La culture du pastel qui rythmait la vie
de bien des agriculteurs du Lauragais avait permis de faire croire "au
pays
de cocagne" mais au 17e siècle l'indigo, concurrent redoutable, est déjà
prêt à le remplacer partout. En 1621
une garde bourgeoise a été levée et chargée de veiller nuit et jour du haut
des remparts restaurés. Le château a une garnison dont les frais sont supportés
en temps ordinaires par la Province, mais tous frais supplémentaires doivent être
supportés par les habitants eux-mêmes. En 1622. la communauté présente au cardinal de
la Valette une plainte dans le but d'obtenir la décharge de la garde du château
dont on voulait imposer les frais aux seuls habitants de Verfeil
Les choses ne s.'arrangent pas et en 1638 les habitants exaspérés chassèrent
à coup de pierres et de bâtons les soldats que l'on voulait héberger chez
eux, lapidèrent la façade de la maison du lieutenant de Juge et demandèrent
le remboursement des sommes avancées pour l'entretien des hommes d'armes. Ce ne fut qu'en 1653 que M. le Président de
MARCA vint rembourser ces sommes et apaiser définitivement un débat qui avait
causé tant de troubles dans la cité. En second lieu les catastrophes naturelles qui troublèrent la vie de notre secteur en ce siècle, mais il est certain que l'orage épouvantable qui le 23 Juin 1694 qui fit presque disparaître le hameau de Saint-Martin de la Rivière, à la fois incendié par la foudre et noyé sous les eaux d'un Girou déchaîné, a dû avoir quelques répercussions très fâcheuses dans toute la plaine de Verfeil et noyer au moins les récoltes ; et ces calamités agricoles nous les retrouvons tout au long du 18e siècle qui commence avec le terrible hiver de 1709 qui désola la France entière et se termine avec l'hiver si rigoureux de 1788 / 89 ; des destructions de récoltes par la pluie ou la grêle en 1730 et 1733 Une calamité vraiment exceptionnelle se produisit au cours de ce 18e siècle
avec la propagation foudroyante d'une terrible épidémie de fièvre aphteuse
qui décima les troupeaux de toute la région. Les autorités se trouvaient désarmées
devant ce fléau nouveau car on ne savait comment traiter les sujets atteints
au point qu'en désespoir de cause on envisagea d'abattre de façon systématique
tous les animaux contaminés ou risquant de l'être jusqu'à une limite fixée
par la Garonne. Le seigneur de Verfeil préleva un droit de péage jusqu'en 1747, et les bénéfices d'une aire et d'un four banal, jusqu'à la Révolution. Jaloux de leurs prérogatives, les consuls firent supprimer le droit de péage, par le Parlement et le roi, défendirent contre les nobles verfeillois les honneurs dus aux représentants de la cité, et, contre le monarque lui-même, les libérales institutions séculaires de la communauté. On ne se doute pas actuellement de toutes les causes particulières de conflit qui naissaient par exemple autour des confréries nombreuses et très attachées à leurs privilèges ou encore au sujet des prérogatives des uns et des autres ou des groupes constitués, sans compter le contrôle et la surveillance exercés par le peuple des pratiquants. Par exemple M. de Combes de Monmédan, nouveau venu à Verfeil, provoqua un beau scandale en coupant la file consulaire lors d’une procession ; l’affaire finit devant le Parlement qui donna raison aux consuls. Ou encore des « conflits d’église » portant sur la propriété d’un banc installé devant la chapelle des « Cinq Playes » ou le service d’un prêtre.
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