|
Un
fait divers exceptionnel au 17e siècle Le
curé de la paroisse de Lavalette note sur des registres que
le 8 Juillet 1631 une habitante du lieu : Françoise DRUILHE
a été attaquée et mangée par des loups ! Ce
fait divers tragique sert d'illustration aux décisions du
Parlement de Toulouse qui par arrêt du 7 Janvier 1606
prescrivait un armement dans les sénéchaussées du
Lauragais et de Toulouse en vue de la destruction des loups
qui avaient dévoré plusieurs personnes, certaines "même
au gardiage de la ville".
La marquise de Lavalette Le 16 Juin 1745, Marie Louise de MONTAIGNE, veuve de Mathias de RIQUET, le fils aîné du grand RIQUET, femme de forte personnalité et pleine du sens des affaires, achète le marquisat de Lavalette pour 53.000 livres de Charles Marie de PERCIN, héritier de Gabrielle de Lavalette veuve du premier Président Gaspard de FIEUBET.Elle mourra âgée de 80 ans en 1754 à Toulouse dans son hôtel de la rue Vélane.
Prise
de possession de la Cure de Lavalette en 1777 Parmi
les sujets d'intérêt que nous propose l'histoire de
Lavalette, nous avons noté avec curiosité le récit de la
prise de possession de cette cure réalisée par devant
notaire et par acte de Me GASC, notaire de Gauré à la date
du Il Juillet 1777. Ce notaire s'intitule d'ailleurs "notaire Royal et apostolique" car il a reçu des pouvoirs spéciaux pour cela et quelques mois auparavant (en Mai) il a dressé acte de la résiliation par le précédent titulaire : l'abbé Jean Baptiste DEVEAUX, docteur en théologie "trouvé assis dans un fauteuil dans la chambre haute de ladite maison servant de cuisine, affligé de maladie corporelle". A
la demande du nouveau titulaire : l'abbé Jean Baptiste
LOUBERE, maître es-arts, prêtre et vicaire dudit Lavalette
« qui nous a dit avoir été pourvu par Notre Saint Père
le Pape de la cure de Saint-Laurent dudit Lavalette, Notre
Dame de Montleu, Saint Jean, Saint Avit et Sainte Quiterie
ses succursales », le notaire est alors requis de procéder
à la mise en possession Cet acte, curieux et instructif où l'on voit défiler tout le processus de l'activité extérieure du prêtre. montre également combien l'église de Lavalette avait de "succursales" aujourd'hui toutes disparues.
Un
prix de vertu à Lavalette A
titre anecdotique, mentionnons encore la création d'une
sorte de prix de vertu en 1865 par un ancien curé de cette
paroisse : l'abbé CONEZIL Ce
prêtre qui en avait été le Curé pendant 42 ans a fait un testament reçu par Me DARNES
notaire à Verfeil et entre autres dispositions il a légué
au bureau de bienfaisance de la commune une pièce de terre
lui appartenant sise au lieudit Lamic avec indication qu'une
partie des revenus annuels serait distribuée aux pauvres
vieillards de la paroisse et que sur l'autre partie il
serait prélevé chaque année une somme de 50 francs pour
être donnée à titre de récompense de bonne conduite à
une fille de la paroisse "ors de son établissement en
mariage afin quelle puisse se procurer le plus nécessaire Cette fille serait choisie et désignée par une commission composée du Curé, du Maire et de deux ou trois notables au choix du Curé. Nous ne savons pas si cette institution a duré longtemps et si la municipalité actuelle et les Curés s'en doutent encore mais il nous a paru bon d'inscrire Lavalette au nombre de ces communes qui voulaient honorer la vertu par des "Rosières" ou autres prix de vertu et qui, pleines de bons sentiments, se mêlaient autrefois à un courant très paternaliste.
La
vie à Lavalette au 19e siècle et près de nous Il
y
a la vie générale de cette commune essentiellement rurale
avec de grosses propriétés dont beaucoup sont au 19e siècle
administrées par des régisseurs expérimentés de la race
des TRABOUL, des DURAND, des DARQUIE avant qu'ils ne
s'installent eux-mêmes et prospèrent également et cela
avant que les propriétaires qui se succèdent ne prennent
directement en main la gestion de ces domaines comme le
feront les de LAMY, CROS, les CAVALIE ou plus tard les CRETE
Il
y a aussi la vie commerciale qui s'est singulièrement rétrécie
au 20e siècle : la Poste source de vie et d'échange a
disparu, la forge si vivante de M. GAU a été remplacée
par un restaurant, la petite épicerie qui vivota longtemps
sur la place a fini par fermer et sur les deux cafés
d'antan un seul a survécu. Lavalette
qui était un relais au temps des diligences, (poste à
chevaux de renfort sur la grand route) - a eu aussi une gare
de 1930 à 1938 sur la ligne électrique à voie étroite de
Toulouse à Castres par Verfeil et Puylaurens, mais cette
gare fort éloignée du centre du bourg et en retrait même
de la route ne pouvait avoir qu'une activité réduite et
son existence fut éphémère comme celle de la ligne elle même. Sur le plan de la vie administrative, nous avons un point de départ (après la Révolution) avec la création d'une municipalité en 1792 et le premier Maire de Lavalette est le citoyen Jean Raymond Joseph Marie BEBIAN qui habitait à Lagrefeuille. Il sera suivi en l'an VIII (1800) par le citoyen LAMARQUE et nous avons actuellement le point d'arrivée avec la présence à la tête de la Municipalité de Madame de LAMY.
La famille d'ADHEMAR Il
n'est pas possible de parler de la commune de Lavalette sans
faire une place particulière à une famille très renommée
qui a son centre discret au château de Ravy : la famille d'ADHEMAR de GRANSAC. Cette
famille, fixée maintenant depuis longtemps dans le
Toulousain, remonte à une haute antiquité puisque l'on
signale comme l'un de ses premiers représentants un GUIRAUD
d'ADHEMAR ou AZEMAR, comte, propriétaire d'Orange et cela
aux environs de l'an Mille. Depuis cet ancêtre lointain
cette famille s'est divisée en plusieurs branches dans la région,
notamment dans le Rouergue et il serait donc difficile de
suivre leur évolution mais ce qui frappe c'est le nombre
d'officiers tant de terre que de marine que l'on trouve à
toutes les époques et spécialement au 18e siècle - tel
cet Hector Alexandre d'Adhémar né en 1791, officier de
marine tué en 1817 ou de François d'ADHEMAR de PANAT ,
lieutenant général des Armées du Roi, gouverneur des
Invalides en 1765. Au
19e siècle la branche aînée est représentée par un
Charles d'ADHEMAR capitaine de cavalerie dont un fils Jean
Ferdinand Auguste est capitaine de cuirassiers et dont un
petit-fils Hippolyte, enseigne de vaisseau, meurt sur les côtes
de Guinée ; Plus
près de nous cette famille s'est illustrée dans tous les
domaines mais avec une prédilection particulière pour la
Marine - que son passé traditionnel explique - et l'Amiral
d'ADHEMAR a donné un lustre particulier à cette phase
particulière de son histoire. Il
a supporté avec un courage admirable la disparition
tragique de l'un de ses fils englouti avec femme et enfants
dans le naufrage corps et biens du Lamoricière au cours de
la deuxième guerre mondiale et vit son second fils, le
comte Charles, également officier de marine, s'illustrer
pendant cette même guerre. Ce
dernier, revenu à la terre se montra administrateur avisé
de son domaine foncier, ouvert à tous, ami de la coopération
et de l'entente. Il remplit aussi des fonctions publiques et
se fit remarquer par l'Académie des Jeux Floraux qui
l'admit dans son sein, couronnant ainsi une existence si
digne et si exemplaire. |
|
Amis du Vieux Verfeil © 2001-2008 JCx webmaster@verfeil31.net |