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Au
point de vue historique, dans le relevé des seigneurs de la
baronnie de Verfeil de 1619, il est indiqué qu'à cette époque,
le seigneur en titre pour Saint Martin des Pierres s'appelle
de LECOMTE et celui qui concerne Saint Jean des Pierres, de
PAULO (il s’agit certainement de Jean de PAULO, ardent
ligueur Toulousain qui s'agite beaucoup après l'assassinat
du duc de Guise en 1588) En
1792 le Maire de Saint Jean des Pierres s'appelait Jean
ROBERT. La
Révolution va provoquer situations difficiles ou événements
pénibles pour beaucoup et spécialement pour les anciens
membres du Parlement de Toulouse ou les nobles de toute
sorte.et l'on mesure cela à Saint-Pierre même. En
effet, si le nom d'ESCALONNE
ne
sert actuellement qu'à désigner une grande propriété
dissimulée dans les bois ou à fixer un lieudit, l'histoire
de son propriétaire d'alors illustre de façon tragique la
passion aveugle et le sectarisme de certains animateurs de
la Terreur qui n'hésitaient pas à frapper un innocent
quand ils ne pouvaient atteindre le prétendu coupable. André
David de BAUDRIGUE d'ESCALONNE (né en 1738) était entré
au Parlement de Toulouse en 1760 - Il était le beau-frère
du Premier Président de CAMBON, époux de Dorothée de
RIQUET et
proche parent du capitoul titulaire François Raymond DAVID
de BAUDRIGUE qui avait joué un rôle important dans
l'affaire CALAS. Membre
de ce Parlement de Toulouse, si détesté par les Jacobins,
il eût été pour eux une victime de choix mais comme il
mourut à 54 ans le 7 Janvier 1793 il leur échappa ;
alors ils se vengèrent d'une façon indigne car ils arrêtèrent
son épouse Jacquette Gabrielle Françoise de CAMBON et
l'emprisonnèrent pendant plus d'une année et surtout ils
n'hésitèrent pas à guillotiner son fils aîné à peine
âgé de 22 ans On remarquera à ce propos que dans ces deux familles proches, alliées par des mariages, on assiste ainsi à l'exécution de deux innocents : Dorothée de RIQUET a la place de son mari, de CAMBON, et le jeune d'ESCALONNE, son neveu, a la place de son père. Si la Révolution et surtout la Terreur entraîne tant d'exécutions, beaucoup émigrent pour y échapper c'est le cas du marquis VARES du FAUGA. Ce personnage est curieux et intéressant à suivre à son retour, car, privé de ses biens qui ont été vendus comme biens nationaux, il manoeuvre fort habilement pour obtenir des compensations en argent de la part des acquéreurs au cours de tractations en grande partie occultes., en effet, lors de la revente du château de Saint Martin en l'an XIII (ancienne propriété du marquis), dans un premier temps ce dernier s'est porté acquéreur du domaine mais avec la réserve que c'est "pour ami élu ou à élire" et dans le temps qui suit immédiatement, il conclut avec les véritables acquéreurs définitifs un accord constaté par un sous-seing privé portant la même date et dans lequel : "il renonce pour lui et ses héritiers ou ayant-cause à tous droits et actions sur ledit domaine de Saint Martin des Pierres moyennant une indemnité fixée à 12.400 francs". Tout cela nous montre un aspect peu connu des suites de l'émigration et le cas que nous rapportons n'est sans doute pas isolé car la lecture d'un inventaire ancien montre qu'une vieille demoiselle fort riche et fort pieuse de la région, au temps de la Restauration, avait versé une forte indemnité à un ancien émigré "pour soulager, disait-elle, sa conscience" et réparer les abus réalisés par son père lorsqu'il avait acheté des biens nationaux à bas prix. Quelques
notes variées sur Saint-Pierre Le
château de « (Il s'agit) d'une batteuse CLAYTON : cette batteuse dépique cent hectolitres par jour prêt à mettre dans le grenier mais dans l'observation qu'il faut au moins douze personnes pour sortir le blé et la paille et ensacher le blé et pour en faire cent hectolitres il faut que le blé soit coupé haut et s'il est coupé ras la batteuse n'en peut nettoyer que soixante dix par jour ». Cette
batteuse est la première qui a paru en France le 4
septembre 1855. Son prix est de 2.000 francs La
commune de Saint-Pierre, imitant celle de Gauré, a procédé
au remembrement de toutes ses terres agricoles et cette opération
a été clôturée le 12 Novembre 1968.
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